WAROCQUIER Claude

Fresnes, le 6 octobre 1943
Mes chers parents,
C’est fini, je n’ai plus que quelques heures à vivre. J’ai du courage, il faut en avoir.
J’ai vu le prêtre et je vais me confesser et communier. Sois satisfaite sur ce point, ma chère maman.
J’ai déjà envoyé une première lettre, celle-ci c’est le prêtre qui va l’emporter.
Je t’embrasse bien tendrement, toi ma mère, qui m’a toujours enseigné de bons conseils, toi aussi mon cher père, toi aussi ma chère petite sœur, toi mon petit frère Guy, et enfin ma chère grand-mère.
Courage ! Envoyez un message aux copains de la J.O.C. qu’ils prient bien pour moi et vous aussi.
Vive la France.
J’ai demandé au prêtre qu’il vous envoie une aide morale.
Claude